Bakhita

Véronique OLMI


Enlevée à sept ans dans son village du Darfour, Bakhita a connu toutes les horreurs et les souffrances de l’esclavage. Rachetée à l’adolescence par le consul d’Italie, elle découvre un pays d’inégalités, de pauvreté et d’exclusion. Affranchie à la suite d’un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres.

Bakhita est le roman bouleversant de cette femme exceptionnelle qui fut tour à tour captive, domestique, religieuse et sainte. Avec une rare puissance d’évocation, Véronique Olmi en restitue le destin, les combats incroyables, la force et la grandeur d’âme dont la source cachée puise au souvenir de sa petite enfance avant qu’elle soit razziée.


"Ils avancent dans le bruit lourd des chaînes.Ils se traînent, frappent la terre de leur malheur. c'est le bruit du fer qui claque et gémit dans le vent. La longue file des épuisés et des mourants. Leurs grimaces de douleur et leurs lèvres brûlées. Leurs yeux aveugles. Leur peau déchirée. Et on dirait que ce n'est pas une caravane qui passe, mais une seule personne, une seule douleur qui pose son pas sur la plaine et l'écrase."

L'avis de Christiane, bibliothécaire bénévole

Incroyable destin que celui de Bakhita, née au Darfour dans les années 1869, qui a été enlevée à sept ans dans son village d’Olgossa pour être vendue comme esclave, et qui a subi toutes les horreurs que l’on peut subir dans de telles circonstances ; victime de la traite négrière arabe, elle entre dans un univers d’une violence inouïe et de soumission absolue ; dans cet effondrement de toute humanité, elle est achetée, revendue, toujours battue, toujours violentée. Elle est confrontée à un monde furieux où le chagrin, la perte des siens, l’épuisement des longues marches, la faim, la soif ne sont que des souffrances légères face à la monstruosité des tortures toujours infligées.

Rachetée pour la 5ème fois, cette fois-ci par le consul d’Italie à Khartoum, elle va suivre celui-ci en Italie et découvrir un monde totalement inconnu ; elle qui a tout perdu, son nom, sa langue, sa tribu, son village, et qui ne reverra jamais son pays natal, va devenir « la Moretta » (la noiraude) et finira par être affranchie avant d’entrer dans les ordres et d’être canonisée par le pape Jean-Paul II. 

Ce roman, ou plutôt cette biographie romancée, n’est pas dénuée d’un souffle épique ; les phrases courtes, comme hachées par l’émotion, participent à l’empathie suscitée par la lecture du calvaire de l’enfant esclave mais la 2èmepartie est un peu longue et ennuyeuse, dommage…


Roman

Parution le 23 Aout 2017

Editions Album Michel

464 pages


Ce qu'ils en pensent :

Véronique Olmi compose un opéra sur la vie de cette ancienne esclave du Soudan, morte en 1947 à l'âge de 78 ans après cinquante-trois ans de vie religieuse en Vénétie. L'Express


Un roman bouleversant.Valérie Trierweiler,Paris Match.


Prix :

Prix du roman Fnac 2017

Abonnez-vous à notre blog

Pour être informés des nouveaux posts

et avoir la possibilité de laisser vos commentaires.

  • Facebook
  • YouTube