Et Mathilde danse

Mis à jour : août 31

Lionel SALAÜN


Le commissaire Blandin est fatigué en ce matin de juin où sa femme le quitte. Alors qu’il débarque sur une affaire banale, la victime – une jeune femme – le plonge dans le passé de si forte manière qu’il décide de prendre les choses au sérieux. Mais très vite le rapport du médecin légiste clôt le dossier, mort naturelle, affaire classée. Blandin, persuadé du contraire, va mener l’enquête de son côté. Il pose ses congés, file à Bordeaux puis Paris, Pigalle, ses boîtes, ses bars de nuit, et bien au-delà…

En ces temps de “Me Too” où les femmes libèrent leur parole, dénoncent, accusent et condamnent les abus dont elles sont les victimes, l’histoire de ce flic qui s’enfonce seul dans les ténèbres des trafics de ces presque enfants qui veulent danser, faire du cinéma ou seulement s’extraire d’une existence d’offenses ordinaires, résonne encore plus fort.

Et si l’amour que j’avais porté à Justine, sur lequel s’était édifié notre couple, cette famille aujourd’hui disloquée, n’avait jamais été qu’un leurre, le misérable et dérisoire alibi d’un cœur pour continuer à battre ? Se pourrait-il, alors, que l’origine de tout ça se résume à huit lettres, trois syllabes, un prénom prononcé la veille et dont l’écho me martelait les tympans comme un tambour de brousse ?

L'avis de Christiane, bibliothécaire bénévole

Le résumé du roman paraît à priori très alléchant : le commissaire Achille Blandin est quitté par sa femme. Désabusé et revenu de tout, il doit faire face à une nouvelle affaire dans laquelle il se plonge afin de mettre de côté ses soucis personnels. En effet une jeune femme est morte qui lui rappelle son amour de jeunesse, et il décide de mener sa propre enquête ; Or celle-ci n’a pas lieu d’être puisque la mort semble naturelle…

On parle de Mathilde, on se retrouve avec le prénom d'Agnès, puis de Dana, finalement de Carole… en ce qui me concerne, je m’y suis perdue !

L'auteur cherche à brosser l'univers de la prostitution sans apporter – à mon sens - un réel éclairage. Sans doute veut-il prendre la défense de ces femmes perdues et exploitées mais je n’ai pas compris le message…Le policier, qui ne se présente jamais en tant que tel prend des cuites, des cafés, tout cela dure des pages et des pages, et on n'avance pas dans l'enquête…

Si on ajoute à cette intrigue -qui pour moi n’en est pas vraiment une - le manque de réelle structure dans le récit, l’écriture embrouillée avec des phrases d’une longueur pénible ponctuées de multiples virgules, on s’ennuie vite et on pose vite le livre une fois la dernière page tournée , dommage…

Pour moi, un RV raté avec l’histoire de ce roman ….



Roman Policier

Parution le 4 mars 2020

Edition Actes Sud

234 pages

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