Les fleurs de l'ombre

Mis à jour : août 31

Tatiana de ROSNAY


La romancière Clarissa Katsef quitte son mari à la suite d’une découverte qui l’a profondément bouleversée et peine à trouver un nouveau toit. La chance semble tourner lorsqu’elle est admise, contre toute attente, dans la très convoitée résidence pour artistes CASA. Mais est-ce vraiment une chance ?

Après quelques jours passés dans son superbe appartement, au huitième étage d’un immeuble ultramoderne, elle éprouve un malaise diffus, le sentiment d’être observée en permanence. Ses nuits sont agitées, des traumatismes passés reviennent la hanter.

Qui se cache derrière CASA, projet à visée philanthropique ? Que veut vraiment ce « bienfaiteur » ? Affaiblie par le drame qui a fait imploser son mariage, tenaillée par le doute, Clarissa s’interroge.

A-t-elle raison de se méfier ou cède-t-elle à la paranoïa, victime d’une imagination beaucoup trop fertile ?


Plusieurs années après les attentats, se souvint Clarissa, durant une période d’accalmie à la fois inespérée et inquiétante, qui avait coïncidé avec la dislocation de l’Europe et la lente agonie des abeilles, de terribles images s’étaient propagées avec la force d’une épidémie: des citoyens ordinaires incapables de supporter la cruauté du monde mettaient fin à leurs jours en direct sur les réseaux sociaux. Des individus de tous âges, de tous milieux, de toutes nationalités postaient la vidéo de leur suicide. C’était un défilé frénétique, une téléréalité atroce, qui dépassait l’entendement. La littérature n’avait plus sa place dans ce déferlement du direct, l’image régnait toute-puissante et obscène, sans jamais rassasier. Lorsque les écrivains avaient voulu se pencher sur les attentats, leurs livres n’avaient pas été lus, ou si peu. On se déplaçait éventuellement pour les écouter, lorsqu’ils présentaient leur texte, mais de là à l’acheter… Lire ne réconfortait plus. Lire ne guérissait plus.

L'avis de Christiane, bibliothécaire bénévole

Cette dystopie glaçante fait évoluer le personnage principal dans un monde ultra pollué, étouffant, soumis à la violence terroriste, dans lequel l’intelligence artificielle règne en maître ; même l’amour est désincarné !

J’ai n’ai pas du tout adhéré à cette histoire pourtant bien écrite et qui suscite beaucoup de réflexions sur l’avenir de notre planète ainsi que sur la place de l’intelligence artificielle qui menace la survie de l’humanité ; mais trop de longueurs, trop de répétitions, trop de références à Romain Gary et à Virginia Woolf – même si on aime ces auteurs – gâchent le plaisir de la lecture.

Et la fin est décevante, bâclée même…

Plutôt lire - ou relire- le merveilleux « Elle s’appelait Sarah » de la même auteure !!!


Roman d'Anticipation

336 pages

Editions Robert Laffont

Parution le 12 mars 2020


Ce qu'ils en pensent :

Un roman d’anticipation fascinant sur lequel planent l’ombre de Virginia Woolf et Romain Gary doublé d’une réflexion sur l’écriture et le pouvoir des lieux. Culture Box

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